Journées nationales / de mise à l′honneur 22 de juin


| Population : | 1 296 655 habitants |
| Capitale : | Saragosse |
| Surface : | 47 719,2 km2 |
| Langue : | espagnol (castillan) |
| Principale religion : | christianisme |
| Espérance de vie : | 80,50 ans |
| Devise : | 1 euro = 100 centimes |
| Principales exportations : | matériel de transport, machines, matériel électrique, équipement de son et image, matières plastiques, caoutchouc, animaux et produits d'origine animale, métaux, produits de l'industrie alimentaire… |
| Revenu par habitant : | 25 631 euros |
| Nom de domaine : | .es (de l'Espagne) |
| Préfixe international : | +34 |
La devise du Pavillon « Aragon, eau et avenir » résume l'esprit que la Communauté autonome souhaite refléter à l'Expo, un territoire dont l'avenir est associé à l'utilisation durable de l'eau et à la responsabilité environnementale. De plus, le Pavillon de l'Aragon montre la richesse culturelle, patrimoniale et naturelle que l'eau a léguée à cette terre. La visite commence par le deuxième étage, où l'on peut découvrir « Aragon, eau et vie »une exposition d'éléments du patrimoine aragonais sélectionnés par le Comité scientifique et en lien avec chacune des cinq unités géographiques : les Pyrénées, le Somontano pyrénéen, la partie centrale de la dépression de l'Èbre, le Piémont ibérique et la Cordillère ibérique. La projection de supports audiovisuels exposant des initiatives de développement durable que mènent chacune des 33 provinces aragonaises. À cette étage, on peut aussi contempler une mosaïque composée de 275 photographies d'Aragon réalisées par José Verón Gormaz. Le premier étage abrite le « joyau » du pavillon. Un film créé par Carlos Saura est projeté sur huit écrans géants et se reflète à travers les murs et le sol. Il s'agit d' une œuvre de quinze minutes qui reflète la vision singulière que porte l'artiste sur l'Aragon. Sur une musique de Roque Baños, le film montre la beauté du paysage aragonais dans une atmosphère enveloppante. Cette symphonie audiovisuelle, projetée en boucle, inclut la jota interprétée par Miguel Ángel Berna. De plus, à cet étage les visiteurs pourront se promener le long du fleuve de la culture, une rigole d'eau cristalline imitant la forme du cours de l'Èbre. Le premier étage du Pavillon abrite aussi une exposition de pièces d'art contemporain, logées à l'intérieur de grandes colonnes. Les commissaires de cette exposition intitulée « L'eau et ses rêves contemporains » sont Miguel Marcos et Fernando Castro.
Le Pavillon de l'Aragon a été conçu par l'étude d'architectes Olano y Mendo, de Saragosse. Il occupe une surface de 2500 m2 et possède une hauteur de 25 mètres. Il se compose d'un sous-sol, du rez-de-chaussée ou « palenque », un premier étage, deuxième étage et une terrasse. Le surface d'exposition du Pavillon de l'Aragon à l'intérieur (sans compter la « place-palenque ») est de 2774 mètres carrés (+135 mètres carrés dans les cavités des colonnes).
Le Pavillon a la forme des paniers en osier typiques de l'Aragon, reproduite grâce à des panneaux en verre et en micro-béton avec fibre de verre blanche entrelacés, le bâtiment reçoit ainsi à l'intérieur une grande quantité de lumière naturelle. Ce tissage est plus opaque à la base et devient de plus en plus transparent au fur et à mesure que l'édifice s'élève en hauteur. L'intérieur de ce grand panier est traversée par neuf grandes colonnes irrégulières, dont trois agissent comme des appuis ou des nœuds de communication, et six comme des prismes ou des paysages. Sur la « place/palenque », qui se trouve à l'air libre et qui a été créée à partir du vide existant entre le sol de l'enceinte et le premier étage du Pavillon grâce à trois grands piliers sur lesquels reposent l'édifice. C'est là qu'auront lieu les activités culturelles du pavillon. La libération de cet espace permet d'accueillir à l'ombre, indispensable pendant l'été saragossain, les files de visiteurs qui attendent pour entrer, ainsi que tous les visiteurs qui cherchent un endroit tranquille et frais pour s'arrêter et se détendre. De plus, le bâtiment dispose d'une série de caractérisques déstinées à économiser l'énergie et qui en fait une construction « environnementalement responsable ».
Olano y Mendo
Daniel Olano (Saragosse, 1950) et Alberto Mendo (Saragosse, 1957) se trouvent à la tête d'une équipe de plus de trente professionnels : architectes, ingénieurs, aides-architectes, géographes, sociologues, dessinateurs et employés administratifs. Parmi les ouvrages qu'ils ont réalisés, on trouve Puerta Cinegia (Saragosse), le Centre de Congrès de Barbastro, le Conservatoire supérieur de Musique de la capitale aragonaise, la piscine couverte et le Pavillon des sports de Tarazona et la mairie de Cuarte de Huerva.
Carlos Saura
Carlos Saura (1932) est né à Huesca et a passé son enfance à Madrid. À dix-sept ans, il commence à faire des photos professionnellement et depuis lors, il n'a jamais cessé de garder un appareil photo à portée de la main pour continuer à capturer des clichés instantanés aussi bien de sa famille et de son entourage que de ses tournages.
En 1951, âgé de 19 ans, il réalise sa première exposition à la Real Sociedad Fotográfica de Madrid. Il débute dans l'univers du cinéma en 1958 avec le documentaire « Cuenca » qui lui a valu son premier prix, au festival de Saint-Sébastien. Il poursuit avec « Los golfos » (1960), un film qui a ouvert au cinéma espagnol la voie du néo-réalisme, un style déjà répandu dans toute l'Europe. C'est avec « La caza » (1965), qui deviendra une œuvre de référence, que l'on voit apparaître le meilleur cinéma de Saura en scénographie extérieure. En 1965, il obtient l'Ours d'argent au festival de Berlin pour ce film.
Certains de ses travaux les plus remarquables sont « Elisa, vida mía » (1977), « Mamá cumple cien años » (1979), « Bodas de Sangre » (1981), « Carmen » (1983), « El amor brujo » (1984), « En busca del Dorado » (1987), « Flamenco » (1994), « Tango » (1997) et « Goya en Burdeos » (1999).
Parmi les multiples prix et récompenses qu'il a obtenus, on peut souligner le prix spécial du jury au Festival de Cannes avec « La prima Angélica » (1973) et « Cría Cuervos » (1975), la médaille d'or de l'Académie des Sciences et des Arts cinématographiques (1992), la distinction de l'Ordre des Arts et des Lettres de France (1993) et quatorze prix Goya pour « ¡Ay Carmela! » (1990), deux nominations aux Oscars d'Hollywood et son investiture en tant que Doctor Honoris Causa par l'Université de Saragosse en 1994.
Roque Baños
Né à Jumilla (Murcie) en 1968, Roque Baños est immergé depuis tout petit déjà, au sein de sa famille, dans l'univers musical, puisqu'il est fils de saxophoniste.
Son premier contact avec le monde du cinéma se fait par le biais du réalisateur Emilio Martínez-Lázaro, qui lui confie en 1997 la bande originale de « Carreteras Secundarias ». Depuis lors, il s'est affirmé tout au long de sa carrière comme l'un des meilleurs compositeurs de cinéma espagnols. Il a signé la bande originale de films tels que « Torrente, el brazo tonto de la ley », « Obra Maestra », « Segunda piel », « El corazón del guerrero » et « Goya en Burdeos », dont la musique a été récompensée par le prix du Cercle des écrivains cinématographiques. Il a été nominé aux prix Goya pour la bande originale de « La comunidad » et « 800 balas » et pour la meilleure chanson avec « Sevillana para Carlos » composé pour le fim « Salomé ». Lors des prix Quince octobre récompensant les jeunes artistes méditerranéens, il obtient le prix de la meilleure bande originale pour le film « Al otro lado de la cama ».
José Verón Gormaz
José Verón Gormaz (Calatayud, 1946) est poète, conteur, journaliste et photographe. Il occupe également la fonction de Chroniqueur officiel de Calatayud, ville qui l'a nommé Citoyen d'honneur en 2006. Correspondant de la Real Academia de San Luis, il reçoit en 2002 la médaille aragonaise du Mérite en art, ainsi que le Prix national de la photographie (CEF, 200) et la médaille d'or du Parlement d'Aragon en 2006.
Víctor Ullate
Né à Saragosse en 1947. Danseur et chorégraphe espagnol. Il a étudié au Royal Ballet de Londres et au Théâtre de l'Opéra du Danemark.
Il a débuté avec la troupe d'Antonio (1962-1965) pour intégrer ensuite la troupe de M. Béjart (1966), occupant le premier rôle de spectacles tels que « Romeo y Julieta » (1966) et « Gaieté parisienne » (1978). Directeur du Ballet classique national (1978-1983), il crée en 1988 sa propre troupe, qui en 1996 devient le Ballet de la Communauté autonome de Madrid. Il s'illustre en tant que choréographe avec « Amanecer y arraigo » (1988), « Arrayán Daraxa » (1992) et « Talala » (1998). En 1989, il obtient le Prix national de danse.
Santiago Auserón
Représentant de la « movida » des années quatre-vingt, le compositeur et chanteur saragossain Santiago Auserón a évolué en mettant le son cubain à la mode en Europe. Sous le nom de Juan Perro, il emprunte l'image s'un troubadour latino que suit d'un continent à l'autre la trace d'un sentiment musical chaleureux et imaginatif, en essayant de faire la meilleure musique, sans se laisser conditionner par les pressions commerciales.
Miguel Marcos
En 1981, il inaugure sa galerie d'art contemporain à Saragosse. Aussi bien dans cet espace qu'à son siège de Barcelone, il fait découvrir l'œuvre des artistes espagnols les plus représentatifs de ces trois dernières décennies. Il a participé à des salons d'art tels que Art Basel, Art Chicago et Kuntsrai d'Amsterdam.
Il participe à ARCO depuis sa première édition et est l'unique représentant aragonais de ce salon. Lors de l'édition de cette année, son stand a été élu meilleur stand du salon par les membres de l'Association espagnole des critiques d'art (AECE).
Fernando Castro Florez
Il est professeur d'esthétique et théorie des arts à l'Université autonome de Madrid, professeur du master d'art de l'Université Complutense et du master de Photographie de l'EFTI de Madrid. Il est le critique d'art de l'ABCD des arts et lettres du journal ABC.
Artistes art contemporain :
Baltazar Torres
Clare Langan
Ricardo Calero
Javier Codesal
Bernardí Roig
Fernando Prats