“Changement climatique : les septiques contre les croyants”, était le titre de la séance de l’Agora de samedi dernier. Cette question en a immédiatement soulevé d’autres et les trois intervenants ont affirmé à l’unisson qu’outre un problème environnemental, il s’agit aussi d’une question de richesse.
Luis Ángel Fernández Hermana, consultant et journaliste en environnement, a fait un rappel des études qui ont été menées à bien sur le changement climatique et il s’est demandé si c’est un problème qui peut découler sur la disparition des espèces ou si c’est un problème crée par les hommes qui apporteront peut-être des solutions. Manuel Toharia, directeur du Parc des sciences de Valencia, a reconnu le problème environnemental mais il a soulevé également les incertitudes de la recherche sur le climat.
Le spécialiste a avancé que les recherches mélangent des données très précises relevées au cours des dernières années avec celles des siècles précédents qui ne sont pas aussi précises ni fiables. Il a expliqué, d’autre part, que le dioxyde de carbone n’est pas le seul gaz à effet de serre et qu’il y a aussi le méthane ou la vapeur d’eau qui contrairement aux apparences peut avoir sa part de responsabilité dans l’augmentation des températures. Mais il a reconnu que les études sur ce gaz n’ont pas été réalisées de manière efficace. « Ce dont nous sommes sûrs, c’est que c’est un fait et qu’il se produit à grande vitesse », a affirmé le journaliste scientifique, Luis Reales, pour qui le problème réel de la planète n’est pas tant le changement climatique mais les inégalités entre les pays.
Une des questions qui a suscité le plus de débats a été la manière d’informer sur le changement climatique. « Les médias sont un outil de destruction de massive », a affirmé très franchement Luis Ángel Fernández tout en relativisant le pouvoir que la société leur attribue. Pour sa part, Luis Reales a soutenu que les journalistes tendent à faire de l’information scientifique une sorte de journalisme de faits divers, une presse à gros titres qui frôle parfois l’alarmisme ».
La séance de l’Agora s’est poursuivie autour des contrastes entre les pays riches et les pays qui ont le moins de ressources, tous les intervenants jugeant essentiel de changer le type de relations entre les deux mondes pour le bien-être de notre planète.
